LA question à se poser pour surmonter la procrastination

Il y a plusieurs années, mon entreprise a traversé une période difficile. Il est normal que les clients cessent le coaching une fois qu’ils ont atteint leurs objectifs. Et je ne trouvais pas de nouveaux clients non plus. Je travaillais avec des entrepreneurs et des professionnels.  La crise économique m’a coûté plusieurs clients. L’économie était si mauvaise que ces clients devaient réaffecter leurs fonds restreints pour sauver leur entreprise et leur maison.

À cette époque, je procédais également à la mise à jour de mon site web. La programmeuse a fait une erreur et a littéralement fait disparaître mon site web, qui était très bien référencé. Avant cette erreur, mon site web se situait toujours en première position des résultats lorsque les gens effectuaient une recherche pour le type de coaching en TDAH que j’offre. Toutefois, puisque la programmeuse avait retiré mon site web avant d’être prête à le remplacer, celui-ci est « disparu ». Lorsque l’on faisait une recherche sur Google, c’est comme si mon site web n’avait jamais existé.

Les nouveaux clients ne parvenaient pas à trouver mon site. Bien vite, j’ai été incapable de couvrir les frais minimaux d’opérations de mon entreprise ainsi que mon salaire! Je n’avais plus espoir de pouvoir remplacer mes clients perdus grâce à mon site web.  Je devais développer mon entreprise grâce à mes contacts locaux. Toutefois, établir ces contacts me faisait peur.

Mes meilleures ressources étaient les médecins, les psychologues et les entrepreneurs prospères. Qui étais-je pour leur demander des références?

Paralysée par la peur

La peur m’a paralysée pendant des mois. Je planifiais un moment pour faire mes appels. Puis je nettoyais mon bureau. Ensuite, je vérifiais mes courriels, puis les statistiques de mon site web. Je faisais des choses inutiles. Je suis un coach. J’aide des entrepreneurs et des professionnels génies créatifs à surmonter leur problème de procrastination. Mais voilà que je me retrouvais à procrastiner de façon épouvantable. Est-ce que cela vous arrive parfois? Qu’est-ce qui vous retient?

Aujourd’hui, je ne me souviens même pas de ce qui m’a poussée à passer à l’action. Est-ce que c’est un article que j’ai lu? Est-ce que c’est un cours que j’ai suivi? Est-ce que c’est une personne que j’ai rencontrée? Peu importe, tout s’est éclairé! J’ai découvert que la peur était à l’origine de ma procrastination. Par ailleurs, j’ai découvert que cette peur n’était pas fondée. Pourquoi avais-je peur? Je n’avais plus confiance. J’avais l’impression que je ne valais pas suffisamment pour parler à ces personnes; je croyais qu’elles riraient de moi.

Quelle est la pire chose qui pouvait m’arriver?

J’aurais été humiliée! Et cela m’aurait anéantie. Je me souviens de l’intimidation à l’époque où j’étais adolescente. Je me souviens encore à quel point je me sentais malheureuse. Je croyais que je ne réussirais pas à survivre à cette humiliation à nouveau. Nous oublions que nous sommes maintenant des adultes. En tant qu’adulte, est-ce que ce serait si terrible s’ils riaient de moi? Bien entendu, cela me blesserait. Mais j’ai ensuite compris que je n’étais plus une enfant. Je serais capable de me relever. Je l’ai fait lorsque j’étais adolescente, et je me relèverais plus rapidement maintenant. Et c’est à ce moment que je me suis posé LA question qui allait me permettre de surmonter la peur qui me paralysait.

Quelle personne voulais-je être?

Étais-je heureuse en vivant dans la crainte? Étais-je effrayée à l’idée d’être humiliée? Ou bien étais-je une femme d’affaires puissante et courageuse? Est-ce que j’étais une personne prête à tout pour arriver à ses fins, peu importe le défi? J’ai choisi de ne pas me laisser avoir par la peur.

La fois suivante où je me suis installée à mon bureau pour appeler un de ces experts, je me suis surprise à commencer à nettoyer mon bureau. Je me suis arrêtée, puis je me suis posé une question importante : Qui est la personne que je veux être actuellement? Ma réponse m’a convaincue de prendre le téléphone pour faire ce premier appel.

Bien entendu, je n’avais aucune raison d’avoir peur. Chacune des personnes que je craignais était heureuse de me parler.  Et elles étaient toutes contentes de me référer des clients! Après tout, ces gens étaient des professionnels. Je ne faisais pas affaire avec de méchantes adolescentes!

Par contre, il y a un petit point négatif à cela : mon bureau est désordonné! Mais bon, je m’occuperai de cela plus tard.

Si la peur est à l’origine de votre procrastination, demandez-vous « qui est la personne que vous voulez être »

Pour réussir en tant qu’entrepreneur, vous devez surmonter vos peurs et garder en tête la personne que vous voulez être. N’oubliez pas la résilience dont vous faites preuve. Un entrepreneur génie créatif fait preuve de courage et de détermination, et ce même lorsqu’il est confronté à la peur et à l’incertitude. Une fois que vous serez capable de surmonter votre peur, vous deviendrez un superhéros. Si vous avez ce qu’il faut pour vous relever, vous pourrez réussir à tout coup. La seule situation où un entrepreneur génie créatif peut perdre est celle où il baisse les bras.

Qui voulez-vous être? Voulez-vous être un entrepreneur craintif? Obtenez votre copie de l’article Les 3 principales astuces de la productivité pour les entrepreneurs qui sont des génies créatifs.

Dire « Non! » pour dire « Oui! » au meilleur de vous

Par Linda Walker

Au cours des derniers mois, je suis passée plutôt incognito et je me suis faite un peu moins présente, mais il y a une bonne raison à cela. Il y a tellement de choses merveilleuses qui se sont passées en même temps. Jennifer, ma fille aînée, a donné naissance à son troisième enfant. Je souhaitais être là pour elle, et elle n’habite pas à côté de la porte (elle demeure à Regina, en Saskatchewan). Par ailleurs, Kyrie, ma cadette, s’est mariée dans ma cour arrière!

J’ai également eu des occasions d’affaires très intéressantes qui se sont présentées à moi. Je me suis fait proposer de participer à un programme de conférence qui me permettrait de percer un nouveau marché. J’ai tissé des liens avec la merveilleuse femme responsable de ce programme de conférences. J’aimais son énergie, et nous partageons toutes deux les mêmes valeurs. Lorsqu’elle m’a offert une plage horaire, j’ai immédiatement sauté sur l’occasion. Oh, et est-ce que je vous ai mentionné que lance également mon programme « Planifier pour réussir », qui commencera cet automne!

Dire « Oui! » à tout!

C’était excitant! Il y avait tant de choses fantastiques qui arrivaient en même temps que j’avais envie de dire oui à tout! Bien entendu, je me sentais déchirée entre tous ces projets, à essayer de tout faire, et je me serais rapidement retrouvée débordée. Oui, ça m’arrive également. Lorsque je me suis assise pour planifier mon été, j’ai réalisé que j’avais beaucoup trop d’engagements.

Je devais préparer une vidéo de présentation pour le programme de conférences. Et je devais faire la promotion de cette conférence pendant l’été, jusqu’au début de l’automne. J’avais déjà prévu être chez ma fille aînée pendant plusieurs semaines au mois de juillet afin de lui donner un coup de main avec mes deux petits-fils. Bien entendu, tout en faisant tout cela, je devais organiser le mariage de ma cadette. Je devais gérer les rénovations, le jardinage et tous les petits détails du mariage (sur deux fuseaux horaires!) Alors que j’écris ces lignes, j’en ai des palpitations! Je savais que j’étais dans le trouble.

Il est difficile de dire « Non! »

Ce que j’ai fait ensuite a été l’une des choses les plus difficiles. J’ai fait un choix : j’ai décidé de consacrer mon été aux aspects familiaux uniquement. Afin d’être à mon meilleur cet été (posée, calme, et capable d’apprécier chaque moment), j’ai été dans l’obligation de laisser aller certains engagements. J’ai communiqué avec la dame qui m’avait offert l’occasion de participer à ses conférences. Je lui ai expliqué ma situation. Je lui ai mentionné que je ne pourrais pas participer cette année. Avec tout ce qui m’attendait, je ne serais pas en mesure d’offrir le meilleur de moi-même. Je lui ai expliqué que je croyais qu’elle méritait le meilleur de moi, et que je serais heureuse de pouvoir me joindre à elle l’année prochaine. Elle s’est montrée très compréhensive et nous avons décidé de demeurer en contact pour l’année prochaine.

Les avantages de faire des choix

J’ai passé trois semaines fabuleuses avec mes petits-fils (Evan, âgé de cinq ans et Peter, âgé de deux ans). Et j’ai été présente pour accueillir ma petite-fille Mila dans notre famille. Puis, je suis rentrée à la maison pour organiser un merveilleux mariage chaleureux pour ma fille Kyrie. Même si j’ai dû dire non à certains engagements, il y a tout de même des moments où je me suis sentie débordée. Toutefois, le fait de dire non m’a permis de dire oui à ces fabuleux projets familiaux et de dire oui à ma famille et à moi-même. J’ai été en mesure d’apprécier chaque moment puisqu’aucun autre engagement ne s’est placé au travers de mon chemin.

Les leçons que j’ai apprises

Les génies créatifs se sentent souvent débordés parce qu’ils disent « Oui! » à beaucoup trop de choses. Vous vous emballez. Vous voulez aider. Vous avez des idées géniales. Toutes les « occasions d’une vie » se présentent en même temps. Vous avez peur de dire « Non! ». Peu importe la raison, vous avez tendance à prendre trop d’engagements. Par contre, se donner occasionnellement le droit de dire « non » vous permet d’apprécier les choses auxquelles vous avez dit « oui ». Vivre une vie qui vaut la peine d’être vécue nécessite de faire des choix. Lorsque vous avez le courage de faire ces choix, vous en récolterez des avantages. Vous pourrez profiter des choses auxquelles vous avez dit oui. Et vous ne serez en mesure de faire de bons choix que si vous avez pris le temps d’avoir une bonne vue d’ensemble. Je n’aurais jamais été capable de prendre les bonnes décisions si j’avais utilisé une liste inutile de choses à faire.

Savoir éviter les flambées émotives du TDAH au travail

Une des principales raisons pour lesquelles les adultes atteints du TDAH sont réprimandés au travail, ou perdent leur emploi, est en raison de ce qui est perçu comme un mauvais comportement. Les adultes atteints du TDAH sont très familiers avec leur problème de productivité, mais ils ont souvent de la difficulté à contrôler leurs émotions. Il se peut que vous ruminiez vos pensées davantage que la plupart des gens, que vous soyez sur la défensive et réagissiez de façon excessive lorsque vous êtes confronté à la critique, réelle ou imaginée, ou que vous deveniez facilement frustré et exprimiez haut et fort vos sentiments (et de vous demander pour une énième fois : « Oups! Est-ce que j’ai vraiment dit cela à voix haute? »).

Le TDAH me fait perdre le contrôle

Le TDAH affecte les fonctions exécutives de votre cerveau, dont l’une d’elles est de contrôler la frustration et les émotions extrêmes. Il se peut également que vous aimiez la stimulation que génère une émotion extrême. Je connais plusieurs personnes atteintes du TDAH qui recherchent ou causent des situations où les émotions sont vives, puisque cela leur permet de demeurer concentrées sur ce qui se passe. Mon mari dit souvent que, bien que cela ne fasse pas partie de la liste des symptômes du TDAH, ce devrait être le cas! Les adultes atteints du TDAH sont « accros aux drames »! Finalement, vous avez probablement des cicatrices causées par les nombreuses réprimandes et les nombreux revers, ce qui vous rend plus vulnérable aux pensées négatives.

Pour contrôler vos émotions, vous devez commencer par prendre soin de vos besoins physiques

Vous vous rappelez probablement ce récent message publicitaire de barre de chocolat où le célèbre Robin Williams jouait le rôle d’un coach de football (avec plusieurs personnages à la personnalité maniaque) avant de se transformer en véritable coach de football après avoir mangé la barre de chocolat. Le message « Tu n’es pas toi quand tu as faim » s’applique parfaitement aux adultes atteints du TDAH. J’ai rapidement remarqué, à la maison, à quel point les conversations avec l’une des personnes atteintes du TDAH avec qui je vis deviennent chargées d’émotions lorsque celle-ci a faim ou n’a pas dormi suffisamment la nuit précédente. L’exercice peut également vous aider à mieux gérer votre stress, alors le simple fait de sauter une période d’exercice vous rend plus susceptible à ressentir de la frustration.

Familiarisez-vous avec votre fonctionnement interne

Vous pouvez réussir à contrôler vos émotions en apprenant leur fonctionnement. Et je ne parle pas ici des connaissances « théoriques » que vous pourriez trouver dans un livre, mais plutôt de prendre le temps, après vos flambées émotives, de repenser à ce qui s’est passé. Qu’est-ce qui a déclenché cet événement, quelle a été votre réaction, et pourquoi les résultats se sont-ils avérés négatifs? Vous pourrez ensuite planifier à l’avance, tout en pensant à la façon dont vous auriez pu réagir afin d’obtenir des résultats différents, et ainsi être en mesure de mieux gérer la situation la prochaine fois qu’elle se présentera. Il s’agit d’un défi important pour plusieurs adultes atteints du TDAH qui, une fois l’émotion passée, n’y prêtent pas attention, sauf pour se demander comment ils peuvent s’excuser pour les paroles qu’ils ont dites ou les gestes qu’ils ont posés.

Toutefois, si vous pouvez vous exercer à analyser vos flambées émotives, vous aurez probablement à vous excuser moins souvent. Je connais plusieurs adultes atteints du TDAH qui trouvent utile de répéter des « scripts » qui impliquent ou non des mots. Un des scripts les plus communs que plusieurs ont appris et mettent en pratique est le suivant : « Je crois que je suis sur le point de dire quelque chose que je pourrais regretter, je suis mieux de compter jusqu’à 10. » L’important est d’apprendre à reconnaître l’approche d’une flambée émotive avant qu’il ne soit trop tard (vous en apprendrez davantage dans quelques instants).

Des techniques telles que la méditation peuvent également vous aider. La méditation ne consiste pas à vous regarder le nombril. Il s’agit plutôt de vivre le moment présent, de faire appel à tous vos sens et de ressentir ce qui se passe à ce moment. Voici les points que vous devez observer :

1) Quel est l’événement qui a déclenché votre flambée d’émotions?

2) Quelles sont les sensations que vous avez ressenties dans votre corps peu de temps avant que ne se produise cette flambée d’émotions?

Ressentiez-vous de la tension dans vos épaules? Aviez-vous un nœud dans l’estomac? Est-ce que votre respiration ou votre rythme cardiaque a changé? Soyez attentif à ces signes, car cela pourra éventuellement vous aider à mieux gérer vos émotions. La prochaine fois que vous commencerez à ressentir ces sensations, vous serez davantage en mesure de prévoir, et possiblement de prévenir une flambée d’émotions imminente.

3) Quelle émotion avez-vous ressentie?

Est-ce que c’était de la peur? De la colère? De la jalousie? De l’exaspération? De la tristesse? Au premier coup d’œil, vous direz simplement : « J’étais en colère. » Toutefois, vous devez chercher à trouver la véritable source de l’émotion que vous avez ressentie comme de la « colère ». Cela mettra en lumière les pensées qui ont été générées par l’événement déclencheur.

4) À quoi pensiez-vous?

Les événements génèrent des pensées. Quelle est la croyance à l’origine de cette pensée? Par exemple, si, un jour, votre patronne vous regarde d’un regard étrange, vous pouvez croire : « J’ai fait quelque chose de mal, elle va me congédier », puis vous commencez à angoisser. Ce sentiment causera beaucoup de tension dans vos épaules, ainsi qu’un nœud dans votre estomac, puisque vous vous dites que vous vous retrouverez probablement sans emploi. Vous commencez à vous dire que vous faites toujours des erreurs ou que vous dites toujours la mauvaise chose.

Je vous expliquerai comment gérer ce type de pensées dans une prochaine section. Pour l’instant, restons concentrés sur la façon de contrôler les flambées d’émotions au travail.

Préparez un plan d’action

Il est toujours préférable de préparer un plan d’action pour ces flambées explosives lorsque vous êtes dans un état de calme. La meilleure façon de contrôler vos émotions est d’être à l’écoute des signes déclencheurs et des indices qui vous amènent à perdre le contrôle, et d’avoir un plan afin de savoir comment réagir lorsque ces éléments déclencheurs ou ces indices se pointent. Plusieurs d’entre nous ont à leur disposition quelques options lorsque les événements nous rendent émotifs.

1) Vous pouvez réagir : C’est, bien entendu, ce que vous faites, et c’est ce que vous souhaitez probablement changer, puisque c’est exactement ce qui vous a mis dans le trouble.

2) Vous pouvez vous retirer de la situation : Vous pouvez créer un « script » pour expliquer la raison pour laquelle vous devez vous retirer de la situation; préparez-le à l’avance.

3) Vous pouvez laisser faire : Lorsque vous aurez plus de la facilité à contrôler vos émotions, vous pourrez considérer cette option.

4) Vous pouvez préparer votre réponse à l’avance : Cela nécessite une bonne prévoyance. Prenez le temps d’analyser les expériences passées afin de découvrir des indices. Une fois que vous aurez identifié quelques indices qui vous permettront d’identifier une flambée d’émotions imminente, vous pourrez créer un plan d’action pour vous aider à gérer vos émotions AVANT qu’elles ne se pointent. Soyez à l’écoute des indices indiquant que quelque chose est sur le point de se produire et décidez de la façon dont vous gérerez la situation la prochaine fois que ces indices se présenteront. Ce qu’il y a de bien, c’est que vous pouvez demander d’obtenir de l’aide pour préparer votre plan d’action auprès de quelqu’un qui a davantage d’expérience et de succès avec les autres. Vous voudrez peut-être pratiquer votre réponse devant le miroir ou avec la personne qui vous aide, tant qu’elle soit quelqu’un pour vous épauler et vous aider.

Votre plan d’action peut ressembler à ce qui suit :

  • Lorsque je commencerai à me sentir débordé, je prendrai deux grandes respirations. Dès que je sentirai la pression tomber, je dresserai une liste de tout ce qu’il y a à faire et, au besoin, je discuterai avec mon patron afin de définir les priorités.
  • Lorsque je remarquerai que ma mâchoire se crispe et que je serre les poings, je saurai que je suis sur le point de perdre le contrôle, je dirai aux autres : « J’ai besoin d’un peu de temps pour y penser, je t’en reparlerai plus tard », ou vous pourrez tout simplement trouver une excuse pour vous éloigner afin de reprendre sur vous.