Mais qu’est-ce que c’est si ce n’est pas de la procrastination?

manque de concentrationIl n’y a rien de plus frustrant que de prévoir accomplir une certaine tâche, pour finalement réaliser que vous « n’en avez pas envie », que vous « n’êtes pas dans le bon état d’esprit » ou que vous « n’avez aucune inspiration ». Vous avez gaspillé du temps que vous ne reverrez jamais, et vous n’avez rien accompli pour combler ce temps perdu. Nous entendons souvent dire que les adultes atteints du TDAH ont de la difficulté à gérer leur temps, mais lorsque vous faites les efforts requis, lorsque vous faites ce que vous devez faire… ce serait vraiment agréable que vous réussissiez à accomplir ce que vous avez prévu.Après tout, ce n’est pas comme si vous n’aviez que du temps libre pour le reste de la semaine!

Vous repoussez la tâche parce que vous avez l’« angoisse de la feuille blanche » ou que vous « ne vous sentez pas prêt », puis vous jonglez avec les rendez-vous et restez, encore une fois, tard au bureau afin de récupérer tout le temps improductif que vous aurez perdu. C’est si frustrant, parce que vous avez suivi tous les conseils des experts en gestion du temps : vous avez décortiqué votre projet en des étapes plus faciles à gérer, vous avez prévu du temps pour accomplir ces tâches, vous avez planifié du temps à votre agenda où personne ne pourra vous demander de faire autre chose, vous avez éliminé les distractions (peut-être vous êtes-vousmême déjà caché dans un café afin d’éviter les appels téléphoniques et les courriels), sans toutefois arriver à travailler. Les heures ont filé entre vos doigts, elles ne pourront jamais être récupérées, et vous n’aurez aucun travail à présenter.

Même si vous suivez les bons conseils d’autres…

Dites cela à la plupart des gens et ils rejetteront le tout du revers de la main. « Tu as simplement eu une mauvaise journée. Ça arrive à tout le monde. » Mais lorsque ça se reproduit à nouveau, les autres se demandent pourquoi vous « procrastinez ». Après tout, vous n’avez pas été en mesure de le faire aujourd’hui, alors vous prévoirez le faire demain ou le jour d’après. Cela a alors tout l’air de la procrastination. Et ils ont de bons conseils pour cela également! Ils vous disent : « Commence toujours par le plus difficile en premier. » Une autre personne pourra vous confier que son secret de la réussite est : « Commence toujours par le plus facile en premier. » Un autre vous propose la solution la plus simple : « Fais-le, tout simplement. »

Mais lorsque cela se produit de façon régulière, ils commencent à vous regarder différemment. « Peut-être as-tu de la difficulté à avancer parce que tu es incapable d’affronter tes peurs? » Ou ma phrase préférée : « Peut-être que tu ne veux pas vraiment réussir; tu ne cesses de te nuire. »Peut-être serez-vousmême tenté de les croire, si ce n’était pour le fait que, parfois, sans que vous ne sachiez pourquoi, les astres sont alignés et tout fonctionne. Vous êtes capable d’accomplir les choses, et ce, plus rapidement et mieux que n’importe qui d’autre. C’est donc évident que vous pouvez y arriver. Vous commencez alors à vous demander si vous n’êtes pas en train de devenir fou.

Vous êtes incapable de dire si c’est parce que vous ne gérez pas votre façon adéquate, parce que vous procrastinez ou si vous vous nuisez en secret! Toutefois, ce que vous savez, c’est que rien ne semble fonctionner ou, du moins, ça ne fonctionne jamais suffisamment bien pour vous permettre de vous y fier.

Vous ne ciblez pas la vraie source du problème

Et si je vous disais que vous passez à côté de la véritable raison pour laquelle vous êtes incapable d’avoir un rendement constant? Vous n’êtes pas paresseux, vous ne procrastinez pas et vous n’êtes pas fou. Vous n’avez pas « peur du succès ». Non, en fait, le problème est que vos niveaux d’énergie ne sont pas optimaux pour l’activité que vous avez planifiée. Les niveaux d’énergie de chacun fluctuent au cours d’une journée. Toutefois, les adultes atteints du TDAH sont particulièrement susceptibles aux variations d’énergie dans leur cerveau. La concentration ou le focus mental nécessitent beaucoup d’énergie, alors si vous planifiez faire une activité qui nécessite toute votre attention à un moment où votre niveau d’énergie est à son plus bas, vous aurez de la difficulté. Vous serez incapable de vous concentrer, vous aurez de la difficulté à contrôle votre besoin de bouger, et vous vivrez une incroyable perte de temps à « tenter » de vous concentrer malgré tout.

La plupart des gens sous-estiment l’importance de faire concorder leurs niveaux d’énergie avec les demandes que vos activités exigent à votre cerveau. Non affecté, le cortex préfrontal peut fonctionner suffisamment bien selon une vaste gamme de niveaux d’énergie. Toutefois, en tant qu’adulte atteint du TDAH, votre cortex préfrontal affaibli est sensible aux plus infimes variations. L’effet d’une baisse d’énergie est si dramatique, alors le simple fait de bien comprendre votre propre cycle de niveaux d’énergie vous permettra de planifier les bonnes tâches en fonction du bon niveau d’énergie. Ainsi, vous serez en mesure de terminer ce que vous aurez planifié plutôt que de devoir planifier sa réalisation à nouveau parce que vous « n’en aviez pas envie ».

Planifier la bonne activité au mauvais moment dans votre cycle d’énergie est comme jeter du temps précieux par la fenêtre. J’avais une cliente, Diane, qui avait fait le grand saut : elle avait quitté son emploi pour lancer sa propre entreprise. Au bout de six mois, elle était désespérée.Les contrats de consultation se faisaient rares, parce qu’elle avait beaucoup de difficulté à terminer et livrer ses propositions d’affaires. Ses fonds étaient à la baisse, et elle se demandait si elle était faite pour être propriétaire d’entreprise. Elle a communiqué avec moi afin que je puisse l’aider à surmonter son problème de procrastination; elle devait réellement être en mesure de préparer et de soumettre ses propositions selon les échéanciers.

Une fois qu’elle m’a expliqué la situation, j’ai été en mesure de déterminer que son principal problème n’était pas la procrastination. Il m’a semblé évident que, puisqu’elle ne connaissait pas ses cycles d’énergie, elle tentait de travailler sur ses propositions d’affaires au mauvais moment de la journée. En fait, les périodes de temps qu’elle y accordait n’étaient pas appropriées.

Dans la semaine qui a suivi la réalisation de la courbe de ses fluctuations d’énergie, elle m’a appelée à 18 h, en panique. Cela faisait quatre heures qu’elle tentait de terminer une proposition d’affaires pour un client potentiel, mais sans succès, et ce, en dépit de l’échéancier, qui était le lendemain. Auparavant, si rien ne fonctionnait comme elle l’entendait, elle comptait sur l’échéancier pour lui permettre de se concentrer suffisamment pour terminer sa proposition d’affaires, mais aujourd’hui, même cette solution ne fonctionnait pas.

Je l’ai aidée à prendre conscience que les propositions d’affaires nécessitent beaucoup d’énergie mentale, et qu’elle obtiendrait de bien meilleurs résultats si elle planifiait effectuer cette tâche à des moments où son cycle d’énergie était à son maximum. Elle a décidé de s’attaquer à sa proposition d’affaires le lendemain, au cours de son apport d’énergie maximale, puis le matin suivant, elle m’a appelée, tout excitée, parce qu’elle avait réussi à terminer sa proposition facilement, en seulement 45 minutes! Elle a même eu suffisamment de temps pour vérifier ses graphiques, apporter des modifications et livrer le tout avant la fin de la journée.

Elle a aimé la sensation d’être « dedans ». Elle a accompli davantage en moins de temps, et a livré un travail de meilleure qualité. Il n’est pas étonnant qu’elle ait décroché le contrat!

La plupart des gens ne font pas attention à leurs fluctuations d’énergie mentale, et traitent chacune des heures de la journée comme si elles étaient identiques. Malheureusement, bien que cela puisse ne pas affecter dramatiquement la plupart des gens, les adultes atteints du TDAH, eux, travaillent avec un réel désavantage lorsqu’ils ne font pas concorder leurs activités avec leurs fluctuations d’énergie mentale. Plusieurs adultes atteints du TDAH ont également des habitudes qui affectent leurs fluctuations d’énergie mentale, ce qui rend plus difficile la possibilité de stabiliser et de reconnaître leurs propresfluctuations d’énergie mentale.

Afin d’améliorer votre efficacité :

  • Adoptez des stratégies conçues pour les adultes atteints du TDAH afin de comprendre, identifier et stabiliser vos fluctuations d’énergie.
  • Prenez note de vos fluctuations d’énergie prévisibles et identifiez en quoi elles affectent votre capacité à vous concentrer, votre besoin de vous déplacer et vos périodes d’exténuation au cours de la journée.
  • Optimisez votre énergie mentale en faisant correspondre le type d’énergie nécessaire pour chacune des tâches avec le moment idéal pour les accomplir.
  • Si vous avez de la difficulté à assembler ce casse-tête, allez chercher de l’aide auprès d’un coach en TDAH qui comprendra comment le TDAH affecte les fluctuations d’énergie et comment vos fluctuations d’énergie affectent votre TDAH.


Coach Linda Walker, PCC, aide les adultes atteints du TDAH à améliorer leur productivité au travail, à atteindre un équilibre travail-famille et à prévenir l’épuisement professionnel. Auteure du livre With Time to Spare: The Ultimate Guide to Peak Performance for Entrepreneurs, Adults with ADHD and other Creative Geniuses, elle est également la mère du Programme d’optimisation de la productivité pour les adultes atteints du TDAH et de Vibrez! Une approche naturelle pour une concentration et une efficacité optimales.

Voici comment j’ai réussi à régler le problème de mon mari atteint du TDAH

Duane-Linda (3)Hier, mon mari Duane et moi avons célébré notre 29e anniversaire de mariage. J’aimerais pouvoir vous dire que tout a été merveilleux, mais ce serait vous mentir, et je mens terriblement mal. (En passant, ce n’est pas l’anniversaire qui n’a pas été merveilleux! C’était fantastique! Je parle plutôt de nos 29 années de mariage!)

Jusqu’à ce que Duane reçoive son diagnostic de TDAH en 1996, nous ne savions pas quel était le problème. Duane et moi avions de la difficulté lorsque nous devions diviser les tâches ménagères (le problème n’était pas de diviser; je me retrouvais plutôt à les faire toutes, et ce, malgré tous ses efforts et ses promesses de faire mieux), alors qu’à ce problème s’ajoutaient nos problèmes financiers et le stress continuel qu’apportaient les changements d’emploi fréquents de Duane, parce que celui-ci s’ennuyait de son emploi, ou encore parce qu’il se faisait congédier. Et, avec autant de stress, il va sans dire que nous nous chicanions… souvent. L’impatience et les crises émotionnelles de Duane affectaient notre relation et sa relation avec ses filles. Toute la famille était dysfonctionnelle.

Après avoir reçu son diagnostic, Duane a commencé à embrasser le positif et à surmonter les aspects négatifs de son TDAH. Duane et ma fille cadette, comme c’est souvent le cas, ont reçu leur diagnostic à peu près au même moment. Kyrie a tout d’abord reçu son diagnostic et, alors que nous lisions à propos du TDAH, cela nous a éclairés au sujet des difficultés de Duane. Et alors que seuls Duane et ma fille cadette ont reçu un diagnostic de TDAH, j’ai commencé à nous comme une famille atteinte du TDAH. Nous ne pouvions régler ce problème qu’en travaillant ensemble, alors c’était autant une aventure pour eux que pour nous.

Aujourd’hui, en tant que coach en TDAH, lorsque je travaille avec un adulte atteint du TDAH, certains de nos plus gros défis se jouent avec le conjoint. Et je le comprends; je suis déjà passée par là! Être membre d’une famille atteinte du TDAH peut être épuisant, stressant et totalement frustrant. Et je crois que ce que je trouvais le plus frustrant, c’est que je croyais que je n’avais le contrôle de rien. Une fois que j’ai appris qu’il était possible d’apporter certains changements pour faciliter notre vie avec le TDAH, le processus s’est enclenché et le sentiment de frustration a commencé à diminuer.

Voici comment j’ai réglé le problème de Duane :

  1. Premièrement, j’ai changé ma façon de penser. J’ai réalisé que je n’étais pas la seule à souffrir au sein de notre famille. Je sais que Duane l’a eue beaucoup moins facile que moi – il vivait avec son TDAH 24/7. Il souhaitait être un meilleur conjoint et un père plus patient. Nos filles en souffraient également. Elles voyaient leurs parents être sans cesse inquiets ou impatients, ou être toujours en train de se chicaner. Kyrie avait de la difficulté avec son TDAH et ses troubles d’apprentissage, tandis que Jennifer, notre fille aînée, se sentait négligée puisque tous nos efforts et notre attention étaient tournés vers Duane et Kyrie parce que nous tentions de les aider. Duane n’était pas le seul à avoir des travaux à faire; j’en avais également. En tant que parents, nous avions mal pour nos enfants et nous étions prêts à faire tout en notre possible pour faire cesser leur peine. Après tout, elles n’avaient pas demandé à vivre cette situation. Aussi étrange que cela puisse paraître nous ne ressentons pas toujours la même empathie envers notre conjoint atteint du TDAH (même si, lui non plus, n’a pas demandé à vivre cette situation!) J’ai laissé de côté ma souffrance et je me suis tournée vers le renforcement, et j’ai alors compris qu’à chaque fois, les personnes essaient de faire de leur mieux avec ce qu’ils ont à ce moment.
  2. J’ai appris tout ce qu’il était possible de savoir au sujet du TDAH. Je ne l’ai pas seulement fait pour aider ma fille (ce que, en tant que mère, je ferais sans aucune hésitation), mais je l’ai également fait pour mon mari. Plus j’en savais, plus je me sentais forte. Je lisais des livres, j’assistais à des webinaires et je participais à des conférences portant sur le TDAH. Lorsque nous avons participé à notre première conférence de l’ADDA en tant que couple, cela a transformé notre vie. Nous y avons tant appris, nous avons rencontré des gens qui réussissaient à s’en sortir avec succès, et qui vivaient exactement ce que nous vivions, et cela nous a rendus plus forts.
  3. Je suis devenue une partie de la solution. Duane avait de la difficulté avec plusieurs aspects de son TDAH, mais le pire problème était sa mémoire à court terme, qui EST un problème relié au TDAH. Mais pourquoi lui demandais-je de faire des tâches ou d’aller chercher quelque chose au magasin alors qu’il n’avait pas de crayon et de papier ou encore son ANP pour prendre des notes? Je lui demandais souvent de l’aide alors qu’il était fatigué ou distrait. Comment était-il donc possible pour lui de transformer le tout en une situation positive? Ce n’est que lorsque j’étais prête à lui laisser faire les choses comme il l’entendait et que je lui donnais des responsabilités que nous avons commencé à faire des progrès. Il m’a dit qu’il accomplirait certaines tâches s’il pouvait les faire à sa façon. Il a donc décidé de s’occuper de l’épicerie. Je lui ai offert mon aide s’il en avait besoin (je pensais secrètement que nous mourrions probablement de faim en attendant Duane!) À ma grande surprise, il avait établi son propre système pour faire l’épicerie (ne lui dites jamais que je vous ai dit cela, mais son système est beaucoup plus efficace que le mien!), et nous ne sommes jamais revenus en arrière.
  4. J’ai pris soin de moi. J’ai abaissé mes standards face aux choses qui avaient peu d’importance, surtout au début. Qu’est-ce que ça fait si je ne fais pas le ménage CHAQUE semaine et si je ne cuisine pas TOUS mes repas moi-même? Plutôt que de chasser les minous de poussières, je profitais de ce temps pour relaxer avec mes amis, ce qui me permettait d’être plus encline à rire avec les membres de ma famille plutôt que de paniquer lorsque je me retrouvais face à des situations que la plupart des familles aux prises avec le TDAH sont confrontées régulièrement.
  5. La chose la plus importante que j’ai faite a été de remarquer tous les changements positifs. Lorsque Duane a commencé à collaborer avec son médecin et son coach, j’évitais de l’embêter avec les problèmes qui n’étaient pas encore réglés, car les changements peuvent être longs à survenir. Je m’assurais également de remarquer toutes les choses qui allaient maintenant dans la bonne direction. Je m’assurais également de lui mentionner à quel point j’appréciais ses efforts.

Il y a plusieurs autres choses que nous avons faites pour améliorer notre vie en tant que famille atteinte du TDAH. Nous avons appris à mieux communiquer comment nous nous sentions plutôt que de blâmer les autres, et nous avons appris à partager nos rêves et nos aspirations. Nous avons recommencé à nous fréquenter. Non, à cette époque, nous n’avions pas beaucoup d’argent, mais grâce à l’imagination débordante de Duane, nous pouvions faire des activités amusantes qui ne coûtaient que peu ou pas d’argent. Nous ne nous arrêtions pas à ce que devait être le rôle de l’homme et de la femme : nous faisions les tâches auxquelles nous excellions ou celles qui nous intéressaient le plus.

Nous avons même développé notre propre langage secret que nous utilisons discrètement en public. (Je peux par exemple à Duane des indices de comportements appropriés à adopter dans certaines situations sociales. Et il peut me signaler quand il ne peut accorder une minute de plus aux 47 membres de la famille réunis dans un chalet de bois lors des festivités de Noël, et qu’il a besoin d’une pause pour faire le plein de silence et de tranquillité.)

Et maintenant, 29 ans plus tard, nous sommes toujours mariés, et encore plus heureux. Nous rions beaucoup plus et nous nous chicanons beaucoup moins. Je peux dire avec assurance que Duane est mon meilleur ami, et moi je suis la sienne. Est-ce que cela a été facile? Pas du tout, mais je suis fière de ce que nous avons accompli ensemble, et je sais que cela a valu tout l’or du monde.

Ne coupez pas votre main gauche

Je désire vous partager une citation que j’ai lu ce matin; c’est une citation puissante qui suscite la réflexion. Victor C. Frankl, un survivant du camp de concentration Nazi a écrit :

«Entre le stimulus et la réponse, il y a un espace, dans cet espace se trouve notre pouvoir de choisir notre réponse et dans notre réponse se trouve notre croissance et notre liberté.»

Dans mon rôle de coach, j’accompagne des adultes atteints du TDAH, et une de mes fonctions les plus importantes est de les aider à répondre à leur situation au lieu de réagir. Lorsqu’ils reçoivent leur diagnostic pour la première fois, surtout lorsque leur TDAH est découvert à un âge avancé, ils interprètent ce diagnostic comme «je suis brisé!».  Immédiatement, ils débutent leur recherche vers un remède.   Ils se tournent vers leur médecin en disant, «maintenant que vous savez ce que c’est, n’y a-t-il pas de pilule qui pourrait le guérir?» Nous sommes conditionnés à « réagir » avec l’utilisation de médicament plutôt que de « répondre » avec un changement de style de vie – quoiqu’on entende souvent parler du régime miracle, la solution à la perte de poids est vraiment de manger moins et de faire plus d’exercice.

Même les adultes atteints du TDAH qui découvrent rapidement que les « pilules ne vous apprennent pas des stratégies », et avec ou sans médicament, vous devez adopter une approche mieux conçue pour le TDAH, se perçoivent comme défectueux et recherche les solutions rapides. Vous recherchez une formation pour vous aider à surmonter vos faiblesses en travaillant plus longtemps et plus fort, en étant plus discipliné, en étant plus ambitieux… vous avez du mal à gérer votre temps et donc vous suivez une formation pour améliorer votre gestion du temps, vos difficultés avec la prise de décision vous entrainent à trouver un expert dans la prise de décision, vous travaillez avec un organisateur pour mettre en place un système de classement pour vous dossiers… Dans chaque cas, vous cherchez et luttez pour mettre en application, les conseils d’experts qui ont de bonnes intentions et sont bien renseignés sur les méthodes pour les personnes dites « neurotypiques ».

Vous recherchez les experts, mais ce sont des experts sur la meilleure méthode de fonctionner lorsqu’on n’est pas atteint du TDAH. Ce qu’ils vous enseignes sont des stratégies et des techniques parfaitement adaptées pour aider les « neurotypiques » à mieux gérer leur temps, à mieux s’organiser et à prendre de meilleures décisions. Malheureusement, lorsque ces stratégies échouent – et elles échoueront, car elles sont spécifiquement adaptées pour les personnes qui ne sont pas atteintes du TDAH – vous vous reprochez pour vos défauts. Étant un adulte atteint du TDAH, vous questionnez rarement ces stratégies, ou ces experts; vous prenez la responsabilité.

Parfois, les améliorations initiales vous donnent une prise de conscience erronée puisque votre cerveau de TDAH aime la nouveauté, mais après un certain temps, ces stratégies ne fonctionneront plus parce que vous niez que vous êtes différent des neurotypiques… ni pire, ni meilleur… mais différent. C’est un peu comme se couper la main gauche pour vous forcer de travailler de la « bonne » façon de faire les choses, avec la main droite. En effet, pour plusieurs années, les personnes qui écrivaient de la main gauche étaient battues à l’école parce qu’ils essayaient d’écrire avec la main gauche. Être gaucher était être « défectueux » ou pire, méchant. Par contre, aujourd’hui nous le savons bien que le succès pour un gaucher signifie écrire de la main gauche. Cela pourrait même être un avantage… les balles des lanceurs gauchers sont souvent plus difficiles à frapper que celles des lanceurs droitiers.

Donc si votre réaction à votre TDAH a été, « ne pourriez-vous pas me guérir? » et que vous avez adopté jusqu’à présent une approche de neurotypique pour gérer votre vie, je vous invite fortement de répondre en acceptant au lieu votre TDAH. Accueillez votre unicité et apprenez à mieux travailler avec votre TDAH, en adoptant des méthodes conçues pour le déficit de l’attention. Ce n’est que lorsque vous accepterez votre unicité et l’embrasserez comme une différence plutôt qu’un défaut… lorsque vous cesserez de vivre comme un droitier comme tout le monde et vous outillez d’un équipement conçu pour un gaucher que vous grandirez et vous sentirez libre.

Routines et habitudes : oui, vous pouvez y arriver

TDAH Routines et habitudes Dans mon article intitulé « La prise de décisions, une des choses les plus difficiles que vous faites », j’y décris les bienfaits étonnants des routines, des habitudes et des systèmes pour vous aider à réduire le nombre de décisions que vous devez prendre. La prise de décisions est une tâche difficile, et les adultes atteints du TDAH ont beaucoup plus de difficulté que les autres à y parvenir. Toutefois, remplacer ces décisions par la mise en place de routines vous donnera davantage d’énergie. Par contre, j’entends souvent de nouveaux clients (ou des personnes qui souhaiteraient être mes clients, simplement si elles pouvaient croire en leurs chances de réussite) me dire qu’ils sont incapables de développer des routines, des systèmes ou des habitudes.

Si vous croyez en être incapable…

Je sélectionne mes clients avec soin. Si vous êtes incapable de voir un infime rayon de lumière à l’autre bout du tunnel, eh bien même le meilleur coach au monde ne sera pas en mesure de vous aider. Vous n’avez pas à croire en votre incapacité à réaliser vos rêves. En tant qu’adulte vivant avec le TDAH, vous avez déjà vécu suffisamment de revers et des situations désolantes pour avoir une confiance absolue, que ce soit en vous ou en une autre personne prête à vous aider, afin de réaliser ce que vous avez été incapable de réaliser par vous-même.

Lorsque je rencontre un client pour la première fois, j’entends souvent une histoire qui m’est bien familière. Imaginez un instant François qui m’appelle pour obtenir des renseignements au sujet de coaching qui pourrait l’aider à vivre avec son TDAH. Bien qu’il n’y soit pas heureux, François occupe le même emploi depuis plusieurs années (et, s’il a perdu son emploi, probablement pas pour la première fois, il se trouve toujours un autre emploi similaire, dans le même domaine). Cela lui prend tout son temps et son énergie. Il quitte le bureau tard, si fatigué, qu’il s’endort devant la télévision, puisqu’il n’a pas suffisamment d’énergie pour sortir avec ses amis ou sa famille. De plus, il quitte difficilement son lit le lendemain matin, pour recommencer la même routine.

Lorsque je mentionne à François que je travaille avec des génies créatifs, des adultes aux prises avec le TDAH qui sont brillants, créatifs et ambitieux, je l’entends ronchonner, et je sais qu’il vérifie s’il a bel et bien composé le bon numéro. François se souvient avoir été comme ça auparavant, mais plus maintenant. Je souhaite encourager François, mais les encouragements ne seront pas suffisants s’il est incapable de trouver une parcelle de confiance en lui, une capacité à croire que les choses peuvent être meilleures pour lui.

Quel est le lien avec les routines, les habitudes et les systèmes?

Mon mari Duane, un adulte vivant avec le TDAH (et mon cobaye), se sentait également prisonnier de sa vie. Il croyait qu’il ne serait jamais en mesure de créer des routines et des habitudes. Duane souhaitait devenir un artiste, mais était incapable de trouver du temps pour peindre ou dessiner. Son emploi occupait la totalité de son temps et de son énergie, le condamnant ainsi à une vie peu satisfaisante.

Et malgré qu’il soit malheureux, François continue la même routine. S’il perd son emploi, il en dénichera un similaire. Il regarde la télévision par habitude. Bien qu’il soit convaincu qu’il ne peut créer de routines et d’habitudes, les routines et les habitudes (qu’il a lui-même créées!) lui font vivre la vie qu’il souhaite tant fuir!

Ironiquement, les routines et les habitudes constituent le chemin le plus rapide pour créer la vie que vous voulez vivre. La difficulté qu’avait Duane à contrôler ses pulsions, ou encore ses tentatives de s’automédicamenter (un comportement fréquent chez les adultes vivant avec le TDAH) l’ont mené vers un mode de vie destructeur. Duane avait un surplus de poids de plus de 100 lb, fumait deux paquets de cigarettes par jour et ne faisait jamais d’exercice! Chaque tentative de transformer sa vie (cesser de fumer, régimes draconiens, inscription au gym) était vouée à l’échec.

Vous pourrez créer votre nouvelle vie, et ce, que vous changiez votre état de santé, votre carrière, vos relations ou tout ce qui précède, en développant des routines et des habitudes qui vous guideront vers une nouvelle direction. Lorsque vous apportez un changement drastique à votre vie, vous perdez vos routines et vos habitudes existantes. Puisque vous souhaitez vous en débarrasser, qui pourrait penser qu’il y a quelque chose de mal à cela? Toutefois, le problème est que sans vos routines et vos habitudes existantes, vous n’aurez nulle part où ancrer les nouvelles.

Vous y arriverez, un pas à la fois

Plutôt que de changer son mode de vie du tout au tout, Duane y est allé un pas à la fois, ancrant ses nouvelles routines et ses nouvelles habitudes à celles déjà existantes. Voici un exemple qui s’est produit : pour commencer à faire de l’exercice, Duane a décidé de faire le tour du bloc chaque fois qu’il sortait fumer une cigarette! Il est bien plus facile de développer une nouvelle habitude en l’ancrant à une habitude existante, même si vous savez que cette habitude bien ancrée disparaîtra éventuellement. Maintenant, Duane ne fume plus, fait de l’exercice régulièrement et a perdu plus de 100 lb (et il maintient son poids depuis plus de 10 ans maintenant).

Cette approche est un succès assuré, mais si Duane est passé d’obèse morbide fumant deux paquets de cigarettes pas jour à un home au mode de vie sain en seulement un paragraphe, vous pouvez être porté à croire que ces changements ont pris autant de temps à se produire qu’il aura fallu de temps pour les décrire. Ce n’est toutefois pas le cas, et vous ne pouvez reproduire instantanément ces résultats dans votre propre vie.

Vous pouvez faire le premier pas, mais ce ne sera que le début de l’aventure. Le début est toujours fantastique, étonnant, beau, voire magique, mais peu importe l’allure de vos débuts, vous aurez besoin de courage pour faire le deuxième pas une fois le premier réussi (ou non). Parfois, vous échouerez. La persévérance sera beaucoup plus importante que tout le reste.

Lorsque je choisis mes clients, je suis très sélective, puisque les débuts ne sont pas un billet direct vers la liberté. Ce premier pas n’est que la pointe du iceberg. Et tant que vous ne verrez pas la lumière au bout du tunnel, vous ne plongerez probablement pas. Et si vous plongez et échouez (et par « échouer », j’entends que vous n’y arriverez tout simplement pas), vous baisserez les bras.

Alors, vous conserverez votre emploi (jusqu’à ce que vous n’en pouviez plus), vous n’aurez pas de temps pour vous et vous serez malheureux… mais vous accepterez la situation, puisque tout le monde vous dira à quel point vous devez être reconnaissant de tout ce que vous avez. Vous vous faites à l’idée que vous devez « faire face à la réalité ». Mais la « réalité » est un mensonge. Si vous n’obtenez pas ce que vous voulez, c’est parce que vous croyez que c’est impossible, et si vous obtenez ce que vous voulez, c’est parce que vous vous êtes lancé, même si vous croyez que c’est impossible, et vous persévérez, même si vous savez que ça ne fonctionnera pas, et ce, jusqu’au jour où vous regardez autour de vous et remarquerez que vous y êtes arrivé. Lorsque je choisis un client, c’est parce que je sais que cette personne est prête à plonger, même si elle est convaincue que c’est impossible. En travaillant ensemble, vous serez surpris de voir jusqu’où nous pouvons aller.

L’importance des routines et habitudes est telle que j’en ai créé un programme que j’offre gratuitement. Vous pouvez vous y inscrire sans frais, du moins, pour le moment.

La prise de décisions, une des choses les plus difficiles pour les adultes atteints du TDAH

prise-de-decision-difficile-tdahUne des tâches les plus difficiles que vous aurez à accomplir aujourd’hui est sans aucun doute la prise de décisions. Alors que la société dans laquelle nous vivons nous offre toujours de plus en plus d’options et d’informations au sujet de ces options, le nombre de décisions que nous devons prendre, ainsi que la complexité de l’analyse que la prise de telles décisions nécessite, semblent être en croissance. Prendre des décisions est une tâche difficile. Ne vous demandez pas pourquoi vous êtes exténué à la fin de la journée!

Tim Ferriss, auteur de La semaine de 4 heures, a élaboré la théorie que nous commençons tous notre journée avec la capacité de prendre un certain nombre de décisions, et qu’une fois la limite atteinte, peu importe le nombre, les décisions suivantes seront moins qu’optimales. Vous serez fatigué, moins créatif, et serez moins présent au niveau mental. Pour utiliser une métaphore moderne, vous avez une largeur de bande limitée, et chaque décision que vous prenez utilise un peu de cette largeur de bande. Une fois qu’elle est toute utilisée, vous n’aurez plus suffisamment de largeur de bande pour poursuivre vos grandes ambitions.

Certaines personnes ont une plus grande capacité que d’autres à prendre des décisions, tout comme certaines personnes ont de plus grandes aptitudes dans certains sports. Bien entendu, certaines personnes ont moins de facilité à prendre des décisions. Peut-être le TDAH réduit-il votre limite de capacité à prendre des décisions? Vous pouvez effectivement prendre des décisions, mais plus vous en prendrez, plus la qualité de vos décisions en souffrira.

Gardez la prise de décisions pour les choses importantes

S’il y a une quantité limite de décisions que vous pouvez prendre facilement et adéquatement chaque jour, il fait alors du sens que vous conserviez votre prise de décisions pour les choses qui comptent à vos yeux. Alors que repousser les décisions frivoles peut être avantageux pour chacun, si vous êtes atteint du TDAH, réduire le nombre de décisions que vous prenez de façon non nécessaire vous sera encore plus bénéfique. C’est d’ailleurs pourquoi les rituels, les routines et les systèmes sont si bénéfiques pour les adultes atteints du TDAH.

Développez des routines pour éliminer les prises de décision

Créer des routines permet d’éliminer les décisions quotidiennes en les prenant une fois plutôt qu’à répétition. Conservez votre énergie et votre génie créatif pour les décisions qui comptent vraiment. Si, chaque jour, vous vous demandez si vous devez aller vous entraîner, vous perdez votre énergie ainsi que le nombre limite de décisions que vous prenez chaque jour. Si, plutôt, vous décidiez (une seule fois) d’aller vous entraîner tous les lundis, mercredis et vendredis, vous élimineriez trois prises de décision par semaine.

Michael Phelps, le champion olympique de natation, qui est atteint du TDAH, est né avec des poumons plus gros que 99,9 % du reste de la population. Certaines personnes sont nées avec de meilleures aptitudes pour la natation, alors peut-être que certaines personnes sont nées avec de meilleures aptitudes pour la prise de décisions. Mais puisque nous ne sommes pas tous capables d’exploits comme ceux de Michael Phelps dans la piscine, nous ne pouvons tous avoir de la facilité à prendre des décisions.

Les systèmes vous permettent d’éliminer certaines décisions

L’automatisation ou la systématisation des activités afin d’éliminer la prise de décisions non nécessaires rapporte beaucoup. Les bienfaits pour les adultes atteints du TDAH sont extraordinaires. Après tout, si votre objectif est de traverser la rivière, mais que vous ne savez pas nager, un canot vous serait beaucoup plus utile qu’à Michael Phelps, qui pourrait pour sa part plonger dans l’eau et se retrouver de l’autre côté de la rive avant même que vous n’ayez eu le temps d’enfiler votre gilet de sauvetage!

Si vous ne pouvez le transformer en automatisme, pouvez-vous créer une routine ou un rituel? Décidez-vous chaque matin de brosser vos dents? Ou le faites-vous plutôt par automatisme? Ce ne sont que de simples exemples d’une stratégie extrêmement bénéfique; une seule des stratégies bénéfiques que vous mettrez en application dans votre vie grâce au Programme d’optimisation de la productivité.

Cessez de vous sentir dépassé

Plusieurs adultes atteints du TDAH sont souvent dépassés par les décisions qu’ils doivent prendre quotidiennement, et désespèrent souvent parce que leurs efforts pour créer des systèmes, des routines et des habitudes (éliminant par la même occasion les décisions qui grugent l’énergie), puisque tous leurs efforts passés n’ont mené à rien. En fait, ils sont convaincus que cette stratégie ne pourra fonctionner pour eux. Eh bien, j’ai de bonnes nouvelles à ce sujet. Dans mon article, « Routines et habitudes : oui, vous pouvez y arriver », je vous fais part de quelques conseils que les adultes atteints du TDAH peuvent utiliser pour créer des routines et des habitudes (même si vous êtes fortement convaincu que vous ne pourrez jamais y arriver)!

Le TDAH et les objectifs : la forêt versus les arbres!

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Le TDAH et les objectifs : la forêt versus les arbresVous avez déjà entendu l’expression : « Les arbres lui cachent la forêt »? Certaines personnes s’arrêtent à tous les petits détails, ne se concentrant que sur les « arbres », ne voyant pas la vue d’ensemble, la « forêt ». Toutefois, cela est plutôt rare chez les personnes vivant avec le TDAH.

Une vision conceptuelle (la forêt)

J’ai souvent remarqué que la plupart des adultes atteints du TDAH voient la « forêt »; ils ont une vision conceptuelle. Vous êtes visionnaire, vous avez la capacité de visualiser vos rêves, d’avoir une bonne idée de ce qu’ils sont et de ce que sera votre vie lorsqu’ils seront réalisés. (Certains d’entre vous ont peut-être perdu cette capacité, ou ont peut-être perdu l’envie de s’y plonger pour imaginer un avenir exceptionnel, puisque les échecs répétés ont anéanti votre motivation et votre capacité à croire en un avenir meilleur, mais cette capacité est toujours en vous, et vous pouvez la retrouver.)

Une vision claire est très importante pour rester motivé, même lorsque vous faites face à des imprévus ou des obstacles. C’est également essentiel lorsque vous êtes le leader d’un groupe de personnes. Une vision claire et intéressante, en plus du talent et de la passion que vous avez à partager avec les autres, est essentielle pour motiver les autres à se joindre à vous lorsque vous souhaitez réaliser vos rêves. C’est d’ailleurs pourquoi plusieurs adultes atteints du TDAH deviennent des entrepreneurs qui réussissent.

Toutefois, un des défis les plus fréquents auxquels peuvent être confrontés les visionnaires est qu’il est possible que vous ne progressiez jamais vers la réalisation de votre vision. Ce n’est pas d’une grande aide d’avoir un rêve si vous ne réussissez jamais à quitter la ligne de départ. Les objectifs doivent être fixés et les étapes doivent être effectuées. (C’est une forêt magnifique, mais vous devez tout de même voir les arbres!)

Une vision détaillée (les arbres)

Si vous n’êtes pas du type à avoir une vision conceptuelle, vous pensez plutôt à un objectif en visualisant les différentes étapes à franchir pour le réaliser. Lorsque vous avez un rêve, vous ne pensez pas au tout, mais plutôt aux objectifs ou aux étapes qui vous permettront de réaliser votre rêve. Les personnes ayant une vision détaillée (les arbres) sont plus susceptibles d’agir que les personnes ayant une vision conceptuelle, surtout lorsque quelque chose est nouveau, difficile ou complexe. Toutefois, si (ou devrais-je plutôt dire, lorsque, puisque vous rencontrerez des obstacles lorsque vous avez de grands rêves ou des projets ambitieux) vous frappez un mur, vous êtes bien plus susceptible de perdre votre motivation.

Si, chaque fois que vous rencontrez un arbre, vous vous retrouvez face à un autre arbre, il est facile d’oublier non seulement la forêt, mais également le magnifique chalet qui se trouve en bordure du lac et qui vous attend de l’autre côté de la forêt.

La meilleure approche

Selon une étude, la meilleure approche à utiliser pour atteindre vos objectifs ambitieux est une combinaison d’une vue d’ensemble pour vous motiver et d’un processus étape par étape pour y arriver. Lorsque j’ai lu un article portant sur cette étude, cela confirmait ce que j’ai prêché pendant six ans dans Prendre un ESSOR vers le succès, un des six modules du Programme d’optimisation de la productivité. Bien entendu, je ne fais pas que le recommander, je vous aide à mettre les deux approches en pratique.

Les adultes atteints du TDAH ont souvent de la difficulté à passer d’une approche à l’autre. La plupart d’entre eux préfèrent l’approche de la « forêt », tandis que les autres, qui ont vécu plusieurs échecs, sont emprisonnés entre les « arbres », analysant sans cesse chacune des étapes et ruminant sans cesse toutes les choses qui pourraient mal tourner. Toutefois, aucun des deux types ne progresse vraiment. Comment pouvez-vous, en tant qu’adulte atteint du TDAH, réussir à combiner les deux?

Que faire?

Si vous visualisez les détails, assoyez-vous et pensez à ce que seront les choses une fois que votre rêve sera réalisé. Que verriez-vous? Comment vous sentiriez-vous? Faites appel à tous vos sens… Si cela s’avère pertinent, imaginez même les odeurs qu’il y aura. À quel point votre vie sera-t-elle transformée une fois que vous aurez atteint cet objectif? En d’autres mots, pourquoi est-ce si important pour vous? Une fois que vous aurez réussi à visualiser la réussite de votre projet, trouvez une façon d’y revenir régulièrement. Vous pouvez créer un tableau de visualisation, trouver une chanson qui traduit la façon dont vous vous sentirez une fois que vous aurez atteint votre objectif, et faites jouer cette chanson pour recréer le sentiment de réussite, ou encore, écrivez un article de journal qui annoncera votre réussite, comme si cela s’était réellement produit.

Si vous êtes perdu en forêt, cela signifie que vous êtes motivé, mais que vous ne faites aucun progrès pour atteindre vos objectifs. Définissez quelques étapes, ou bien une seule, qui vous permettront d’avancer vers la réalisation de vos rêves. Remarquez bien que je n’ai pas dit : « la prochaine étape » puisque, bien souvent, l’ordre dans lequel vous faites les choses est moins important que le progrès en lui même. Prenez du temps pour faire le bilan et planifier une autre étape. Quelle est l’une des étapes que vous pourriez entreprendre?

Se prendre en main crée des vagues

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Récemment, j’ai rencontré quelqu’un pour la première fois et comme d’habitude, je lui ai mentionné que je suis un coach qui travaille avec des adultes atteints de TDAH. Comme il m’arrive si souvent, il a déclaré qu’il avait été diagnostiqué avec le TDAH (cela m’arrive plus souvent que par pure coïncidence, j’en suis convaincue, mais c’est une autre histoire!).  Son plus gros problème : l’incapacité à se conformer à une routine. Il croyait qu’il ne possédait pas le contrôle de soi nécessaire.

Se prendre en main avec l’autocontrôle

J’ai souri, mais tristement, car sa réponse et son évaluation de ses propres capacités sont des propos que j’entends souvent.  Il peut être difficile pour quiconque de fixer et atteindre des objectifs, mais une méthode facile de procéder est de créer une structure à l’aide des habitudes et des routines qui vous aident à atteindre des objectifs presque sur le pilote automatique.  Si vous êtes convaincu que vous n’avez pas la maîtrise de soi nécessaire pour créer des habitudes ou de s’en tenir à des routines, il devient beaucoup plus difficile à atteindre vos objectifs et réaliser vos rêves.

Vous croyez que vous ne possédez aucun autocontrôle

Récemment, j’ai compté deux participants dans mon programme de coaching de groupe, qui juraient n’avoir jamais réussi à atteindre leurs objectifs, car ils ne possédaient pas la maîtrise de soi. Ils se sentaient impuissants, résignés et complètement à la merci de leur TDAH chez l’adulte. Si vous ne possédez pas la maîtrise de soi, comment pouvez-vous prendre le contrôle votre vie? Sans la maîtrise de soi, vous devez être à la merci d’une force contrôlante extérieure. Dans ce cas, ils transmettaient leur pouvoir à leur TDAH.

Cependant, on retrouve des gens de différents niveaux de force physique et tout le monde possède des muscles. Certaines personnes sont dotées d’un physique plus imposant naturellement et donc plus fort à la base, mais quelle que soit votre taille, vous avez des muscles et un manque de force ne signifie pas que vous êtes destiné à demeurer toujours faible. Peu importe votre force quand vous débutez, vous pouvez développer, renforcer vos muscles et devenir plus fort. Avec un entraînement adéquat, vous pouvez devenir une personne extrêmement forte.

Il y a de bonnes nouvelles

Il y a de très bonnes nouvelles au sujet de la maîtrise de soi. La recherche démontre que l’on peut exercer et renforcer l’autocontrôle. Peu importe votre degré d’autocontrôle, il est possible de vous entraîner à obtenir un contrôle de soi plus efficace. Certaines personnes peuvent se demander pourquoi se donner la peine d’améliorer leur maîtrise de soi à travers l’entraînement et les exercices.  Votre niveau de maîtrise de soi affecte votre niveau de succès dans votre carrière, vos relations, vos finances et votre environnement (vous voulez vivre dans un domicile sans désordre?). S’entraîner formera vos muscles, mais ce n’est pas tout le monde qui démontre de l’intérêt à devenir un culturiste. Cependant, la croissance de votre force musculaire vous permettra de lever votre enfant dans vos bras, de charger vos bagages dans votre voiture pour partir à l’aventure ou de déplacer le canapé pour trouver la télécommande du téléviseur! Donc, si vous voulez prendre le contrôle de votre vie, vous devez parvenir à une maîtrise de soi équilibrée.

Et encore de meilleures nouvelles

Tout comme s’entraîner dans une salle de gym pour améliorer votre force, engendra des répercussions positives tout au long de votre vie,  développer la maîtrise de soi dans un aspect de votre vie, se répercutera sur les autres aspects. Si vous choisissez, par exemple, de vous abstenir de manger des sucreries pendant une période de temps, vous serez en mesure d’exercer un plus grand contrôle de soi dans d’autres aspects de votre vie aussi bien. Dans ses recherches sur l’effet de l’entraînement de l’autocontrôle sur l’ensemble de la performance d’autocontrôle, le psychologue Mark Muraven a découvert qu’après deux semaines de volonté de renforcement (en s’abstenant de manger des sucreries ou en effectuant une manipulation difficile), les participants ont également eu des résultats plus élevé lorsqu’on a mesuré leur capacité à compléter un exercice très difficile exigeant de la concentration et une réelle maîtrise d’autocontrôle. D’autres études démontrent que la poursuite d’un exercice routinier peut aider à améliorer vos finances, votre concentration, votre contrôle de l’humeur, la réduction du désordre, et plus.

Cherchez des opportunités au lieu des problèmes

Ainsi, plutôt que de se concentrer sur les aspects de votre vie où la maîtrise de soi est faible, cernez ceux où la maîtrise de soi est bonne. Nous avons tous des habitudes et des routines (et elles ne sont pas toutes mauvaises), tout comme nous avons tous des muscles. Prenez la responsabilité de tous les aspects de votre vie que vous pouvez. Pratiquer l’autocontrôle construira ces muscles et vous serez bientôt en mesure d’appliquer votre nouvelle force à d’autres aspects de votre vie, qui dans le passé, vous semblaient complètement hors contrôle. Vous pourriez être surpris lorsque les vagues se propagent.

Profitez des vagues!

Rappelez-vous ces deux participants du programme d’Optimisation de la productivité qui juraient l’impossibilité d’établir une routine? Bien, ils ont débuté à la base et avec leur travail au fil du programme, ils ont réussi à établir des routines dans leur vie. S’appuyant sur ce succès, ils ont été en mesure d’améliorer grandement leurs compétences en gestion du temps et obtenir un impact significatif sur leur performance au travail. Ils profitent des effets de vagues créées par la prise en charge de leur vie, et vous le pouvez aussi!

Qu’est-ce que vous pouvez faire :

  1. Travaillez votre muscle d’autocontrôle en relevant un défi qui vous oblige à faire quelque chose que vous préfériez ne pas faire. Par exemple, diminuer les sucreries, s’asseoir droit, prendre les escaliers, ou selon votre choix pourvu que vous quittiez votre zone de confort.
  2. Planifiez la façon dont vous allez traiter les moments où vous sentez que vous souhaitez céder, abandonner ou tout simplement ne pas vous donner la peine. Lorsque Duane a cessé de fumer, chaque fois qu’il ressentait le besoin d’une cigarette, il m’embrassait. J’ai toujours veillé à le commenter de pouvoir l’embrasser sans son haleine de cendrier.
  3. Offrez-vous une pause d’autocontrôle. Suite au défi, vous vous sentirez parfois affaibli, alors n’essayez pas d’en faire trop à la fois. Offrez-vous une chance de prendre de la vigueur.
  4. Alors maintenant, allez de l’avant et prenez le contrôle de votre vie!

Faites le GPS, recalculez votre trajectoire!

Faites le GPS, recalculez votre trajectoireCette semaine, lors de mon programme d’Optimisation de la productivité pour les adultes atteints du déficit de l’attention, une de mes participantes m’a confessé se sentir honteuse de ne pouvoir respecter ses engagements. C’est le schéma classique des personnes atteintes par ce trouble. Après tout, c’est une attitude logique si l’on considère qu’ils ont été punis, humiliés et rabaissés toutes leurs vies pour les erreurs qu’ils commettaient.

Je suggère une autre approche : Faire comme le GPS et recalculer sa trajectoire. Lorsque vous prenez un engagement et que vous ne parvenez pas à le respecter bien que vous ayez fait de votre mieux, il n’y a aucune honte à cela.

Au lieu de vous rabaisser, tirez-en des leçons.
Il vous faut peut-être mettre en place un nouveau système ou prendre le temps d’examiner ce qui s’est passé. Quoi qu’il en soit, vous n’avez rien à gagner en baissant les bras en signe de défaite, en vous prenant la tête et en vous blâmant.

Si vous aimez le principe du GPS, faites comme lui : recalculez votre trajectoire! Cela implique d’analyser ces « erreurs » ou ces « ratés » afin de mieux réajuster la façon dont vous faites les choses. De cette manière, vous n’aurez plus à avoir honte.

Soyons clair, cela ne signifie pas que vous n’aurez pas à respecter vos engagements ou à tenir vos promesses. Toutefois,  cette nouvelle approche vous permettra d’apprendre de vos erreurs et vous serez alors en mesure de vous demander : « Qu’ai-je appris de cette expérience? », « Comment puis-je réaliser ce travail la prochaine fois? », « Que dois-je faire avant d’entamer cette activité? », « Ai-je besoin d’aide? D’un nouveau système? ».

Puis, vous vous relancerez, tout simplement.

Médecine préventive contre le burn-out dû au TDAH

Il m’arrive parfois d’avoir l’impression de conduire une ambulance. En effet, la plupart du temps, il me semble que lorsque je rencontre mes clients pour la première fois, c’est parce qu’ils vivent une situation de crise. Avec les années, j’ai eu l’occasion de remarquer (et de récentes études scientifiques l’ont également confirmé) que le syndrome d’épuisement professionnel (burn-out) est six fois plus fréquent chez les adultes atteints du TDAH que chez les adultes  » normaux « . D’ailleurs, cela me semble très plausible, car plusieurs de mes clients entrent en contact avec moi parce qu’ils ont reçu un diagnostic d’épuisement professionnel par le passé, qu’ils sont présentement en arrêt de travail en raison d’un épuisement professionnel ou encore parce qu’ils ont l’impression d’être sur le point de sombrer dans l’épuisement professionnel. Bien que ce soit plutôt gratifiant de  » sauver des vies  » (sauver des mariages, sauver des carrières, préserver la santé mentale, selon la situation de crise!), il me semblait important de vous faire part de certains points de médecine préventive qui pourront faire toute une différence!

Vous êtes-vous déjà demandé pourquoi vous entendiez toujours le bruit des sirènes?
Si on pense au fait que la vie moderne que nous vivons est très peu adaptée aux personnes vivant avec le TDAH (interruptions constantes causées par les téléphones cellulaires, les messages textes, les courriels et les voisins de cubicules), je suis loin d’être surprise que la plupart des adultes atteints du TDAH aient de la difficulté à rester concentrés sur une seule chose afin de pouvoir la terminer et passer à la suivante. Dans la plupart des entreprises, une absence de pensée proactive fait en sorte que la plupart des gens doivent sans cesse jouer un rôle de  » pompier « , devant résoudre une situation d’urgence après l’autre et éteindre des feux qui auraient pu être évités.

À la fin de la journée, et ce, en dépit d’avoir travaillé avec acharnement pendant huit heures (huit heures? Ah!), votre liste de tâches à accomplir est encore plus longue qu’au début de votre journée de travail, et les tâches que vous aviez prévu accomplir, mais que vous n’avez pu effectuer en raison de constantes interruptions, se sont maintenant ajoutées à votre pile des situations de dernière minute, ce qui vous assurera que la situation se reproduira la semaine prochaine, le mois prochain, voire l’année prochaine! Que pouvez-vous faire pour accomplir ces tâches de dernière minute si ce n’est que d’apporter du travail à la maison ou de faire du temps supplémentaire?

Si cette situation s’est présentée auparavant, elle se reproduira probablement de nouveau
Si telle est votre réalité, vous vous sentez probablement surchargé et insatisfait de votre travail. Et si cette situation perdure pour une certain période de temps, cela ne fait aucun doute que vous vous dirigerez automatiquement vers l’épuisement professionnel! Plusieurs personnes baissent les bras et abandonnent, quittent leur emploi, se font congédier ou quittent pour un congé de maladie. Toutefois, tant que des stratégies préventives ne seront pas mises en place pour les aider, cette situation se répétera automatiquement lors de leur retour au travail!

Sept stratégies préventives pour éviter le syndrome d’épuisement professionnel
Les sept stratégies suivantes vous permettront d’améliorer votre niveau de satisfaction face à votre travail, de réduire les surcharges et le stress, de prévenir le syndrome d’épuisement professionnel et de reprendre le contrôle de votre vie :

  1. Prenez grand soin de vous : faites de l’exercice chaque jour, assurez-vous d’avoir de sept à huit heures de sommeil par nuit. Ainsi, vous aurez suffisamment d’heures de sommeil pour rester énergique et concentré toute la journée.
  2. Planifiez vos interruptions de façon stratégique : préservez vos périodes d’énergie maximale afin de profiter pleinement de vos meilleurs moments dans la journée.
  3. Planifiez les tâches appropriées aux moments appropriés afin de pouvoir optimiser votre temps et demeurer énergique.
  4. Prenez l’habitude de vérifier et de répondre aux courriels au cours des périodes plus creuses et moins productives.
  5. Développez des systèmes pour apprendre à gérer les activités répétitives et complexes qui sont susceptibles de mener à des situations de crise.
  6. Prenez des pauses énergisantes d’une durée de 20 à 30 minutes au moment où cela vous sera le plus bénéfique, lorsque vous êtes mentalement et physiquement épuisé. Persévérer malgré tout ne fera qu’empirer la situation.
  7. Planifiez des activités ou des rendez-vous afin de vous obliger à quitter le bureau à la fin de la journée.
  8. Ces stratégies sont simples, mais comme la plupart des choses simples, elles ne sont pas toujours évidentes à mettre en place. Commencer un programme d’exercice est toujours plus facile si vous avez la motivation nécessaire, et vous pouvez également utiliser certaines de ces techniques pour élaborer vos stratégies pour contrer l’épuisement professionnel : faites-le avec un collègue accompagnateur, participez à un programme ou embauchez un entraîneur privé. Toutefois, chacune de ces approches comporte des avantages et des inconvénients.

    Le système de collègue accompagnateur
    C’est plus amusant d’aller s’entraîner avec un ami, puisque vous serez plus susceptible de vous présenter au gym. Toutefois, vous savez bien que celui-ci ne vous poussera pas au maximum, et vous ne profiterez malheureusement pas pleinement de votre investissement.

    Un programme de coaching de groupe
    Un coaching de groupe agencé à de la formation est une façon très efficace de s’entraîner. Vous bénéficierez de tous les avantages du système de collègue accompagnateur, mais à plus grande échelle, puisque vous travaillerez en collaboration avec un petit groupe de personnes qui font face aux mêmes défis que vous. Vous y tisserez des liens d’amitié qui dureront, et ce, bien après que la formation soit terminée. Vous vous encouragerez mutuellement mais, en plus, vous bénéficierez également d’un professionnel qui vous guidera à chacune des étapes de votre cheminement, et qui vous poussera à aller juste un peu plus loin afin de pouvoir profiter pleinement de votre investissement.

    Travailler avec un coach privé
    Tout comme au gym, travailler avec un entraîneur ou un coach privé peut s’avérer dispendieux, mais extrêmement bénéfique. Vous planifiez les rendez-vous à votre convenance, vous travaillez fort et observez des résultats rapidement (ou vous y allez à votre rythme), vous obtenez l’aide dont vous avez réellement besoin, et les résultats peuvent être tout à fait époustouflants.

    Bien entendu, peu importe votre choix, les résultats dépendent entièrement de l’investissement (temps, efforts, argent) que vous êtes prêt à faire, mais si vous en avez assez d’être fatigué, si vous n’en pouvez plus de vivre au bord du gouffre et d’avoir l’impression de ne plus être en contrôle de votre vie, agissez maintenant! Un peu de prévention pourrait vous mener loin…

    Si vous entendez le bruit des sirènes et que l’épuisement professionnel est probable si vous continuez, le programme d’Optimisation de la productivité est un groupe de coaching et de formation très efficace.

La peur, le TDAH et l’Halloween

Plus j’accompagne les adultes atteints du TDAH, plus je me questionne sur l’utilité d’halloween et des films d’horreur. C’est amusant de se déguiser! En revanche, il est bizarre que nous traitions de la peur comme une chose nouvelle et excitante alors que nous la vivons tous les jours et qu’elle nous paralyse. Nous avons tous déjà peur d’une foule de choses. Tous! Même moi!

La peur a beaucoup de poids dans chaque décision que nous prenons. Nous avons peur de l’échec, d’être ridiculisé, de ne pas être pris au sérieux, de mal paraître, de ne pas être accepté et comme si cela ne suffisait pas, nous avons même peur du succès! Nous faisons tout en notre pouvoir pour éviter de faire face à nos peurs.

Vous n’avez pas besoin d’avoir un déficit d’attention pour avoir peur de l’échec. Par contre, je crois que les adultes atteints du TDAH ont un vécu d’échecs qui les rend plus susceptibles de les envahir, des expériences qui étaient loin d’être plaisantes. Le grand problème que vous rencontrez donc est que si vous éviter toutes nouvelles situations et toutes situations où l’échec est possible, vous jouez petit, très petit!

Donc la question se pose : si je veux vivre mon plein potentiel et être «inarrêtable», comment puis-je gérer mes peurs? Voici une des stratégies que j’aborde dans le module Surmontez la procrastination du programme d’Optimisation de la productivité.

Soyez conscient et reconnaissez votre peur

La première étape une fois qu’on est conscient de notre peur est de la reconnaître, au lieu de résister. Ce qu’on résiste persiste. Aussi, vous ne pouvez changer ce que vous ne reconnaissez pas.

Examinez vos peurs

La deuxième étape est d’examiner la validité de votre peur. Quelles sont les chances pour que le pire se produise? Quels sont les résultats possibles si vous essayez quelque chose de nouveau? La réponse est : le succès, l’échec et plus probablement, quelque chose entre les deux. Une autre question à se poser : Est-ce que quelque chose qui est moins que le succès est un échec? Pouvez-vous minimiser les risques?

Pouvez-vous surmonter l’échec?

La troisième étape est de considérer si vous seriez en mesure de vous remettre de l’échec. Si vous tombez du dixième étage d’un édifice, vos chances de vous en tirer sans trop de blessures sont minces. Il est donc justifié d’avoir peur de vous tenir sur le bord de la corniche. Après tout la peur est un mécanisme pour assurer votre propre préservation. Malheureusement elle est soit « allumée » ou « éteinte ». Autrement dit, là où le danger est minime, lorsque vous avez peur vous réagirez de la même façon que si le danger est imminent.

Par contre, si « échouer » à une nouvelle activité équivaut à ne pas bien paraître ou à vous faire ridiculiser, vous serez en mesure de vous en tirer sain et sauve. J’ai confiance en votre capacité de vous en tirer. Personne n’est déjà mort de l’embarras, quoique nous l’ayons probablement déjà souhaité.

Ressentez la peur et faites-le!

Finalement, une fois que vous réaliserez que vous pouvez surmonter l’échec et de vous en tirer sans trop de mal, apportez votre peur avec vous mais laissez-la dans le siège du passager. Reconnaissez son existence mais choisissez de ne pas lui permettre de vous mener. En d’autres mots, ressentez la peur et faites comme si elle n’y était pas.

Ah oui… Beuh! Bonne fête de l’Halloween!

Si la peur vous arrête d’atteindre votre plein potentiel et de vos rêves, Inscrivez-vous au programme d’Optimisation de la productivité et réduisez les risques d’échec.